Revalorisation du point vétérinaire en 2026 : ce qui change
Découvrez la revalorisation du point vétérinaire en 2026, son impact sur les salaires des vétérinaires salariés et les obligations des employeurs.
Revalorisation du point vétérinaire 2026 : ce qui change pour les vétérinaires salariés et les employeurs
Chaque début d’année apporte son lot d’évolutions salariales dans le secteur vétérinaire. En 2026, la revalorisation du point vétérinaire constitue un sujet central pour les vétérinaires salariés comme pour les employeurs. Comprendre le fonctionnement du point conventionnel, son rôle dans le calcul des salaires et les conséquences concrètes de sa revalorisation est essentiel pour rester conforme à la convention collective et anticiper ses impacts.
Qu’est-ce que le point vétérinaire ?
Le point vétérinaire est l’unité de référence utilisée pour calculer les salaires minima conventionnels dans les cabinets et cliniques vétérinaires. Il est défini par la Convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires, qui encadre les conditions de travail et de rémunération des vétérinaires salariés et des auxiliaires spécialisés vétérinaires (ASV).
Chaque poste correspond à un échelon, auquel est associé un coefficient exprimé en points. Le salaire minimum brut mensuel est obtenu en multipliant ce coefficient par la valeur du point en vigueur. Lorsque la valeur du point augmente, l’ensemble des salaires minima conventionnels augmente mécaniquement.
Ce système permet d’assurer une base salariale commune à toute la profession, tout en laissant aux employeurs la possibilité de rémunérer au-delà des minima conventionnels.
Comment se calcule le salaire avec le point conventionnel ?
Le calcul est simple :
Salaire minimum brut = coefficient en points × valeur du point
Par exemple :
Un ASV avec un coefficient de 120 points verra son salaire évoluer directement avec la valeur du point.
Un vétérinaire salarié cadre, avec un coefficient plus élevé, bénéficiera proportionnellement de la même augmentation en pourcentage.
La convention collective fixe uniquement des seuils minimaux obligatoires. Un employeur ne peut pas rémunérer un salarié en dessous de ces montants, mais reste libre de proposer une rémunération supérieure selon l’expérience, les responsabilités ou la politique salariale de la structure.
Pourquoi le point vétérinaire est-il revalorisé ?
La valeur du point vétérinaire est réévaluée régulièrement, en général une fois par an. Cette revalorisation est négociée par les partenaires sociaux de la branche vétérinaire, notamment le SNVEL côté employeurs et les organisations syndicales de salariés.
L’objectif principal est de :
suivre l’évolution du SMIC,
tenir compte de l’inflation,
préserver le pouvoir d’achat des salariés,
maintenir l’attractivité du secteur vétérinaire.
Chaque revalorisation est formalisée par un avenant à la convention collective, qui précise la nouvelle valeur du point et sa date d’application.
Quelle est la valeur du point vétérinaire en 2026 ?
Au 1er janvier 2026, la valeur du point vétérinaire est fixée à 17,96 €, contre 17,75 € en 2025. Cette évolution correspond à une augmentation d’environ +1,2 %.
Cette revalorisation s’inscrit dans la continuité des hausses observées les années précédentes et permet d’aligner les salaires conventionnels sur l’évolution du SMIC et du coût de la vie.
Pour les employeurs adhérents aux organisations patronales signataires, la nouvelle valeur du point s’applique dès le 1er janvier 2026. Pour les autres structures, elle devient obligatoire après extension de l’avenant par les pouvoirs publics, avec un effet rétroactif à la même date.
Nouveaux salaires minima conventionnels en 2026
Avec un point à 17,96 €, les salaires minima conventionnels augmentent automatiquement.
À titre indicatif :
Un ASV avec un coefficient de 120 points atteint un salaire minimum d’environ 2 155 € brut mensuel.
Un vétérinaire salarié cadre avec un coefficient de 210 points atteint un minimum d’environ 3 770 € brut mensuel.
Ces montants correspondent à des planchers conventionnels. De nombreux salariés perçoivent déjà une rémunération supérieure, notamment dans les structures confrontées à des difficultés de recrutement.
Impact pour les vétérinaires salariés et les ASV
Pour les salariés rémunérés au minimum conventionnel, la revalorisation du point vétérinaire en 2026 se traduit par une augmentation automatique du salaire brut. Le gain mensuel reste modéré, mais contribue à maintenir le pouvoir d’achat dans un contexte inflationniste.
Pour les salariés déjà au-dessus des minima, l’augmentation n’est pas automatique. Elle dépend de la politique salariale de l’employeur. En revanche, aucun salarié ne peut se retrouver en dessous des nouveaux seuils légaux après application de l’avenant.
Il est recommandé aux salariés de vérifier leur bulletin de paie en début d’année afin de s’assurer que la nouvelle valeur du point est bien prise en compte.
Impact pour les employeurs vétérinaires
Pour les employeurs, la revalorisation du point vétérinaire implique une mise à jour obligatoire des salaires minima. Les structures doivent s’assurer de leur conformité avec la convention collective, sous peine de régularisation ultérieure.
L’impact financier reste généralement limité, la hausse étant modérée. Toutefois, elle peut inciter les employeurs à repenser leur politique de rémunération globale afin de préserver les écarts de salaires entre les différents niveaux d’expérience et de responsabilité.
Au-delà du salaire de base, certains employeurs choisissent de valoriser leurs équipes par des dispositifs complémentaires, tels que des primes ou des mécanismes d’intéressement, afin de renforcer l’attractivité et la fidélisation.
À retenir sur la revalorisation du point vétérinaire 2026
La revalorisation du point vétérinaire en 2026 confirme le rôle central de la convention collective dans l’encadrement des salaires du secteur. Elle garantit un socle minimal revalorisé pour les salariés et impose aux employeurs une mise en conformité claire et anticipable.
Dans un contexte de tensions sur le recrutement vétérinaire, cette évolution salariale, même mesurée, participe à la reconnaissance du travail des équipes et à la stabilité économique des structures.